Transformation numérique : pourquoi l'agilité doit s'appuyer sur une stratégie de compétences
Selon Techeconomy, Kashifu Inuwa, directeur général de la National Information Technology Development Agency (NITDA), appelle l’État de Jigawa et Galaxy Information Technology and Telecommunications…

Selon Techeconomy, Kashifu Inuwa, directeur général de la National Information Technology Development Agency (NITDA), appelle l’État de Jigawa et Galaxy Information Technology and Telecommunications (Galaxy ITT) à adopter une approche stratégique de la transformation numérique. Le message dépasse le seul contexte nigérian: lorsqu’une organisation veut moderniser son infrastructure et ses services, l’agilité ne suffit pas si elle ne s’appuie pas sur les bonnes compétences, une feuille de route claire et un cadre de déploiement cohérent. Pour les dirigeants, la vraie question devient alors très concrète: faut-il renforcer les équipes internes, s’appuyer sur des partenaires ou combiner les deux?
L’agilité ne remplace pas une stratégie de compétences
Dans le développement web et les projets de transformation digitale, on parle souvent d’agilité comme d’une capacité à avancer vite, à tester puis à ajuster. Mais cette vitesse peut devenir une source de friction si personne ne sait précisément qui décide, qui construit et qui assure la continuité du projet.
C’est précisément l’un des enseignements que l’on peut retenir de l’intervention rapportée par Techeconomy. Kashifu Inuwa a demandé à Jigawa de définir ce qu’elle souhaite atteindre au cours des deux à trois prochaines années, puis de mettre en place des stratégies pratiques et des objectifs mesurables. Pour une entreprise, la transposition est immédiate: avant de sélectionner une agence, un cabinet ou une solution cloud, il faut savoir quelle transformation est attendue et selon quels indicateurs elle sera évaluée.
Dans mes missions, je constate régulièrement que le blocage ne vient pas d’un manque d’outils, mais d’une répartition floue des responsabilités. Une équipe interne connaît bien le parcours client et les contraintes opérationnelles, tandis qu’un partenaire externe peut apporter une expertise technique ou une capacité de production supplémentaire. Le choix pertinent n’est donc pas toujours de remplacer l’un par l’autre. Il consiste souvent à organiser une coopération où chacun conserve un rôle lisible.
Le cas Galaxy ITT rappelle l’importance de la continuité
Galaxy ITT occupe une place particulière dans le récit présenté par le média nigérian. L’entreprise avait été créée dans le cadre d’une initiative visant à promouvoir l’usage des technologies de l’information dans l’État de Jigawa. Selon les éléments rapportés, cette première impulsion n’a pas été suffisamment prolongée par les administrations qui ont suivi, ce qui a empêché l’organisation de tirer pleinement parti de ses fondations.
Pour un comité de direction, ce point mérite une attention particulière. Une plateforme peut être correctement conçue et pourtant perdre de sa valeur si les compétences, la gouvernance ou les budgets nécessaires à son évolution ne sont pas maintenus. La transformation numérique n’est pas un chantier que l’on clôture après une mise en production: elle demande un accompagnement des équipes, une capacité de maintenance et une continuité dans les décisions.
Le dirigeant de la NITDA a également souligné que Galaxy ITT ne pouvait pas porter seule la transformation souhaitée. Il a appelé à une collaboration plus étroite avec l’agence de Jigawa chargée des technologies de l’information et de l’économie numérique, notamment pour la mise en œuvre des politiques et le développement de l’économie numérique. Cette logique vaut aussi dans l’entreprise: une direction informatique isolée ne peut pas, à elle seule, résoudre les arbitrages liés aux métiers, à la conformité, au budget et à l’adoption.
Ce qu’il faut vérifier avant de choisir un modèle d’organisation
Le premier point à clarifier est la cible. Quels parcours doivent être améliorés? Quelle activité doit gagner en efficacité? Quelles équipes seront réellement utilisatrices de la nouvelle architecture? Tant que ces réponses restent générales, il est difficile de comparer une internalisation, une externalisation ou un modèle hybride.
Le deuxième point concerne la capacité à mesurer les progrès. L’appel de la NITDA à définir des objectifs et des cibles mesurables offre ici une boussole utile. Un projet ne devrait pas être piloté uniquement par le nombre de fonctionnalités livrées, mais par la valeur créée: adoption par les équipes, fluidité du parcours client, qualité du service ou contribution à la rentabilité, selon le cas.
Enfin, il faut examiner le cadre qui entoure la technologie. Techeconomy rapporte que Kashifu Inuwa a insisté sur la nécessité de disposer de cadres juridiques, politiques et institutionnels adaptés. Pour les entreprises, cela signifie qu’une décision technique ne doit pas être séparée de la gouvernance: accès aux données, responsabilités, règles de sécurité, maintenance et dépendance vis-à-vis d’un prestataire doivent être examinés avant le déploiement.
L’enseignement est simple, mais exigeant: l’agilité est une qualité d’exécution, pas une stratégie complète de transformation. Avant d’accélérer, vérifiez que votre organisation sait où elle va, avec quelles compétences et selon quelles règles. C’est cette préparation qui réduit les frictions et permet à la technologie de produire une valeur durable.